23.04.2009

ALAIN-PIERRE MARTIN ET LA CRISE

FEMME AVENIR
La crise financière expliquée par Alain-Pierre Martin

On en entend beaucoup parler et elle constitue le sujet principal des préoccupations des citoyens du monde entier depuis un certain été 2008. Pourtant il n'est pas aisé de comprendre les inextricables mécanismes financiers qui ont un jour failli bloquer le moyeu de l'économie mondiale.
Aussi, pour comprendre les subtilités de ce phénomène dont les répercussions continuent de se faire sentir notamment au sein des entreprises, l'association Femme avenir avait invité un spécialiste de la question en la personne d'Alain-Pierre Martin, directeur de la Banque de France. Intitulée « Pourquoi la crise économique ? », la conférence était suivie par de nombreuses adhérentes dont Paule Pénillard la présidente de Femme Avenir et quelques messieurs. « La situation que nous avons vécue est le résultat d'une succession de choses aberrantes », déclare d'emblée le banquier qui rappelle non sans humour « pour une fois que les banques ne prêtaient pas qu'aux riches ».
Tout commence donc aux États-Unis où des familles aux revenus modestes et fragiles se voient accorder un crédit immobilier peu cher dit « subprime » dans un contexte macro-économique où les prix montent tandis que le taux d'emprunt est variable.
Or, ces familles n'ont finalement pas les moyens d'acquérir leurs biens immobiliers et les banques récupèrent ces maisons impayées dont l'argent des prêts est distribué et revendu par titrisation à l'Europe.
Ainsi, très vite les banques refusent petit à petit d'acheter ces crédits de petite qualité et les investissements interbancaires deviennent bloqués. Dès lors de nombreux établissements font faillite quand ils ne sont pas aidés par la banque centrale.
Ainsi après avoir atteint le paroxysme durant l'été 2008, la crise financière parvient à être redressée mais en laissant une économie troublée selon les pays concernés. »
« L'Europe a su limiter les dégâts notamment grâce à l'euro qui a servi de bouclier au système économique », conclut le conférencier.
M-A du Fornel






J Journal de Saône-et-Loire